Georges Jacques : PARQUETS
G Georges Jacques L e s  p a r q u e t s SPRL
Parquets et Planchers... Une chaleur et une authenticité unique Utilisés depuis des siècles, les revêtements de sol en bois sont plus que jamais au goût du jour. Issu d’un matériau naturel, ils possèdent en outre d’indéniables caractéristiques d’isolation phonique et thermique. L’évolution des techniques de fabrication et des possibilités de finitions ces dernières années offrent une palette presqu’infinie de choix. Outre les pièces à vivre, ils s’intègrent parfaitement dans les chambres, les salles de bain ou les cuisines. Si le choix final est d’abord dicté par des impératifs esthétiques, les critères techniques sont absolument à tenir en compte afin de vivre en harmonie avec son parquet pendant de nombreuses années. Quel parquet choisir Si l’essence de prédilection reste le chêne pour ses qualités de résistance et sa proximité, une multitude d’autres bois sont aujourd’hui commercialisés, des bois résineux tels que le pin des Landes pour son attrait économique jusqu’aux bois exotiques, gage de dureté et de stabilité. Parmi les paramètres à sélectionner, on peut citer : La qualité visuelle, déterminant la présence et l’importance de nœuds et de décolorations, sans impact qualitatif. Massif ou contrecollé. Avec une épaisseur d’usure de 4mm, on peut considérer qu’un parquet semi-massif est d’une longévité comparable à celle d’un massif. On choisira le contrecollé pour ses avantages en terme de stabilité, dans des applications plus critiques de ce point de vue, tels les sols chauffants ou rafraichissants. L’épaisseur. Une pose clouée sur un lattage requerra au moins 18mm d’épaisseur. D’un autre côté l’épaisseur fixe la largeur maximum, par exemple un massif de 14mm sera limité à 15cm de large. La largeur des lames influencera directement leur stabilité dimensionnelle, dilatation et tuilage. Le chanfrein participera à minimiser les effets visuels de mouvements parasites. Les effets matière amèneront les côtés vieillis, brossés, poncés, sciés, grattés,… avant la finition. La finition. Huilé ou verni, une palette de coloris existe en finition usine. Le type de pose, collée ou clouée. Si chacun de ces paramètres influence peu ou prou le coût, ce dernier ne doit pas être considéré comme une garantie de qualité et il ne faut pas croire que les ‘bon marché’ sont de piètre qualité. C’est l’esthétique qui guide le prix. La stabilité dimensionnelle Le bois est un matériau naturel qui se déforme sous l’effet des variations d’humidité. Tout doit être entrepris afin de minimiser les déformations apparaissant majoritairement dans la largeur des planches. On distinguera les phénomènes de : Dilatation et contraction. Souvent en fin de période de chauffe, soit en fin d’hiver, le bois aura perdu suffisamment d’humidité pour se rétracter et laisser parfois apparaître un joint entre les lames. Tuilage, quand le taux d’humidité est très différent entre les deux faces des lames. Par exemple quand on pose le parquet sur un support humide ou si les conditions ambiantes deviennent trop sèches trop longtemps. Les types de pose Sur un support, la pose collée est de loin la plus adaptée aux parquets massifs et contrecollés de qualité, elle garantira le meilleur confort acoustique tout en assurant une bonne stabilité dimensionnelle. Nous préconisons l’utilisation de colles polymères, les moins nocives tout en offrant une excellente accroche sur tous types de supports. La pose clouée se pratique en général sur un lattage avec un plancher de 22mm d’épaisseur ou en complément du collage quand le support le permet. La pose flottante, quant à elle, est source de nuisances acoustiques tout en conduisant à une instabilité accrue des lames. Le support Les parquets peuvent être collés sur bon nombre de supports (chapes, panneaux, carrelages,...) devant présenter les conditions suivantes : Une siccité (teneur en humidité) inférieure à 2.5% du poids sec. C’est une condition sine qua none qui se doit d’être testée avant la pose sur chape ou sur carrelage. On estime qu’une période de séchage comprise entre 3 et 5 mois est nécessaire pour une chape récente. Il est par contre tout à fait faux de croire qu’une chape sèche à la vitesse de 1cm/semaine. Il est néanmoins possible de poser un parquet sur une chape avant cette période, moyennant une des trois solutions suivantes : o Placement d’un sous parquet type panneaux d’OSB, faisable après +/- 6 semaines. o Application d’une barrière anti humidité radicale, type Epoxy. o Application d’un primaire anti humidité quand la siccité est presque bonne mais pas encore suffisamment basse. Les tolérances de planéité du support ne doivent pas dépasser 5mm/2m. Un ragréage peut s’avérer utile. Le support doit présenter une solidité correcte et une résistance à la compression supérieure à 8N/mm². Il ne doit pas être trop friable, provoquant un défaut d’accrochage. On peut appliquer un primaire de cohésion. Sa porosité ne doit pas être excessive, ce qui entraîne une surconsommation de colle. Le support doit être propre, exempt de trace de peinture, plâtre, graisses,… Poncer si nécessaire et balayer.
L’entreposage On entrepose les parquets dans les pièces à parqueter pour que celui-ci atteigne le taux d’humidité à l’équilibre avec celui de la pièce. Suivant les périodes, 2 ou 3 semaines avant la mise en œuvre s’avèrent utiles, dans des locaux secs et non sujets aux condensations et à l’abri des remontées d’humidité (max 70% RH). Les travaux de plâtre et chape doivent être terminés depuis 6 semaines. On entrepose les parquets paquets fermés afin de limiter des effets de torsion. La mise en œuvre La pose d’un parquet est loin d’être hors de portée. Il est toutefois évident que poser un parquet fini d’usine est plus aisée que celle d’un brut réclamant un ponçage et une finition sur chantier. Nous nous concentrerons sur la pose proprement dite, le ponçage et la finition feront partie d’un autre document. Condition de mise en œuvre : les travaux de carrelage et revêtements durs scellés seront terminés. L’humidité de l’air sera comprise entre 45 et 65% et la température des locaux et du support sera comprise entre 12 et 22°C. Le séchage des enduits et raccords est suffisant (siccité des maçonneries et des enduits <5%) Le sens de pose : On privilégie en règle générale la vision du parquet dans le sens de la longueur des lames pour distinguer de façon moindre les mouvements du bois. Dans le cas de pièces nettement plus longues que larges, on pose dans le sens de la longueur. Il est à noter qu’on ne peut pas poser une largeur de plus de 8m sans pratiquer de joint de dilatation. On pose également dans le sens de la source naturel de lumière et parfois selon la disposition des meubles comme le lit dans une chambre à coucher. Le démarrage : Le départ est primordial et il faut toujours minimiser l’effet d’un ‘hors équerre’. On démarre donc soit le long d’un mur, d’un escalier, ou d’un élément remarquable de la pièce. Eventuellement on part du milieu de la pièce pour reporter le hors équerre de chaque côté. L’encollage : On étale la colle à l’aide d’une spatule crantée n°4, à raison de 2 ou 3 rangées de parquet à la fois. La colle peut être spatulée jusqu’à 10 minutes avant la pose des lames. On emboite les lames les unes dans les autres en s’aidant éventuellement d’un bois martyr. Un joint de dilatation de +/-10mm sera respecté le long des murs et tuyauterie, celui-ci étant comblé pendant 24h à l’aide de calles. L’occupation des lieux et l’ambiance de vie du parquet Le délai d’occupation des pièces sera différent selon qu’il s’agit de parquets finis ou bruts à finir sur place. On dispensera des patins de protection sous les pieds des meubles et chaises. Dans le cas de parquets finis sur chantier, on veillera à aérer les pièces, ne pas couvrir les parquets avec quoique ce soit trop rapidement et ne pas employer d’eau pendant 3 semaines. Afin de minimiser les mouvements des parquets, le taux d’humidité de l’air doit être compris entre 45 et 65%, et ce, toute l’année. Une ambiance trop sèche aura des conséquences aussi importantes qu’une ambiance trop humide. Une humidité sous 30% pendant une période élevée provoquera des tensions dans le parquet, ce qui peut induire un tuilage excessif, une délamination ou un arrachement du support. Il est vivement conseillé de contrôler régulièrement l’humidité de l’ambiance et de placer si le besoin s’en fait sentir des déshumidificateurs ou des humidificateurs. L’entretien Afin de garantir une bonne longévité de votre parquet, il est primordial de l’entretenir d’une façon adéquate. On distinguera l’entretien courant, l’entretien périodique et la rénovation. L’entretien courant consiste tout simplement en un dépoussiérage régulier à l’aide d’un aspirateur ou d’un balais humide. Dans ce cas, on utilisera un matériel bien essoré et les produits recommandés pour la finition du parquet. Les lustrants siliconés, produits ammoniaqués ou détergents abrasifs sont à proscrire. En ce qui concerne l’entretien périodique, sa fréquence dépend essentiellement du trafic auquel sera soumis votre parquet. Pour ce qui est des parquets huilés, il est nécessaire d’appliquer une couche d’huile d’entretien dont la nuance sera adaptée à la teinte du parquet, ce qui régénérera la couche protectrice. Quelque soit le produit utilisé, celui-ci devra toujours être utilisé conformément aux prescriptions et fiches techniques du fabriquant. Sol chauffant Les sols chauffants et rafraichissants sont aujourd’hui choisis par la majorité des candidats bâtisseurs. Le bois, bien qu’étant un isolant naturel, est tout à fait compatible avec ce type de sols à condition toutefois de respecter quelques règles. Type de parquet : Massif ou contrecollé suivant les largeurs choisies, à savoir massif jusque 11cm et contrecollé jusqu’à 17cm, mais toujours dans des épaisseurs de maximum 16mm. On prend généralement R<15m²K/W comme valeur limite de résistance thermique. Le type de chauffage (traditionnel ou pompe à chaleur) déterminera également l’épaisseur maxi. Dans tous les cas, il est impératif de coller le parquet à l’aide d’une colle suffisamment flexible pour tolérer un léger tuilage sans endommager la chape et éviter toute lame d’air sous le parquet, source d’isolation. Conditions de mise en œuvre : Le chauffage doit absolument avoir été mis en service avant la pose pour éliminer toute l’humidité contenue dans celle-ci. Des programmes de séchage de chape sont recommandés, à défaut on augmentera la température de l’eau de 5° par jour jusque 50°C. Cette température sera maintenue pendant au moins 5 jours. Le chauffage sera arrêté ou mis au ralenti 2 jour avant la pose et remis graduellement en température 2 jours après la pose (max 5°/jour). On veillera à limiter la température de l’eau à 55° et la température superficielle du parquet à 28°. Certaines chapes (sèches pour la plupart) requièrent l’application d’un primaire de cohésion.
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